J'ai interviewé par écrit, Jérémy Bizet.

Publié le par Anthony Tolmann

Jérémy Bizet bonjour, vous avez 19 ans et êtes déjà actif en politique, vous avez « Co-fondé » le mouvement politique « Europe Liberté » et soutenez pour les européennes à venir le parti européen « Europe Démocratie Espéranto »

 

Tout d’abord, y-a-t-il un lien entre ces 2 partis (l’un national, l’autre européen) ?

Bonjour à vous, il est évident qu’il y a un lien fondamental entre EDE et E-L, le combat pour l’esperanto et l’amélioration de la démocratie en générale. EDE à été crée par Christian Garino, espérantiste depuis plusieurs années, dans le but de promouvoir l’esperanto au niveau européen lors des élections européennes de 2004, puis avec une fédération de EDE il s’est présenté aux élections présidentielles, et sur cette lancée nous avons fondé Europe – Liberté. De plus nous avons beaucoup de contacts mutuels, car nous sommes complémentaires, EDE travail au niveau européen (EDE est présent dans 10 pays européens), et E-L au niveau national.

 

Lors de nos entretiens, vous m’avez beaucoup parlé de l’Espéranto, pouvez vous, afin de mieux comprendre un des premiers but de ces partis nous expliquer ce que c’est ?

L’esperanto est une langue, c’est une langue construite, conçue à la fin du XIXe siècle par Ludwik Lejzer Zamenhof, un ophtalmologue polonais issu d'une famille juive de Białystok (Pologne), ville alors peuplée de quatre nationalités (juifs, polonais, allemands et biélorusses). Sensible aux tensions qui en résultaient, Zamenhof voulut créer un moyen de communication neutre susceptible d'améliorer la communication et la compréhension entre les nations.

L'espéranto est fondé sur une grammaire parfaitement régulière. Par son vocabulaire, c'est une langue construite à postériori, c'est-à-dire que ses racines sont tirées de langues prééxistantes.

 

Revenons à ces européennes de 2009, quelles sont les principales idées, le principal but

d’EDE ?

Le principal but de EDE est de promouvoir et de « médiatiser » l’esperanto et plus largement la question linguistique aux prochaines élections européennes. Le problème linguistique est réel en Europe, la plupart des européens subissent une vraie discrimination linguistique, et son coupé de l’Europe et de ses institutions. Tout maintenant doit être publié en anglais, l’anglais est une très belle langue, mais n’est pas la plus simple ni la moins couteuse à enseigner. C’est prouvé, l’esperanto met environ 8 fois moins de temps à apprendre, et le taux de réussite est quasiment de 100% (certaines personnes l’ont apprises en 40 jours). Actuellement malgré tout les efforts des pays européens, les citoyens sont peu à parler correctement l’anglais, ce qui nuit inévitablement à la construction européenne. Comment voulez vous construire une Europe uni, solidaire, si les peuples, par le manque de communication, ne peuvent pas échanger entre eux ? On le voit bien, tout doit passer par la commission de Bruxelles et c’est un échec. Le but bien sur n’est pas de remplacer les langues nationales par l’esperanto, mais d’avoir une seconde langue commune, simple, non hégémonique et économique.

Enfin une information supplémentaire : Le Rapport Grin (2005) prévoit une économie nette pour la France de 5,4 milliards d’Euros par année, et près de 25 milliards pour l’Europe entière. (François GRIN, Professeur, Université de Genève, Directeur adjoint du Service de la Recherche en Education. Rapport établi à la demande du haut conseil de l’évaluation de l’école.).

 

 

Ce parti a-t-il une étiquette politique (droite, gauche, nationaliste….) ?

Non si ce n’est « l’esperantisme », les défenseurs de l’esperanto n’ont pas de clivage politique ferme, tout comme ses opposants. Ce que nous défendons reste sans étiquette, non par stratégie pur et dur, mais simplement car n’importe qui ayant un peu de bon sens verra que cela est crédible, que l’on soit de droite, de gauche, du centre ou d’ailleurs. Ce que l’ont défend n’a pas d’étiquette, pourquoi nous en mettre une ?

 

Quels sont ses moyens humains et financiers ?

EDE, comme tous les petits mouvements a de faibles moyens, pour nous, le moindre don est une aide précieuse. Malgré cela nous espérons avoir les moyens en 2009 de faire une campagne comme il se doit, nous seront présent dans toutes les circonscriptions. Coté humain, il n’y a pas de chiffre, il y a des fédérations partout en France, et un peu partout en Europe, nous ne sommes pas l’UMP ou le PS, mais on se défend.

 

Quant à Europe - Liberté, pouvez-vous nous le présenter…

Europe – Liberté à été crée en Mars 2007, suite à la présidentielle par Christian Garino et moi-même. Christian était candidat pour « Esperanto – Liberté », une association liée à EDE (mais non soutenu par EDE). Il défendait uniquement l’esperanto lors de sa campagne (et éventuellement quand on lui demandait d’aller plus loin, il défendait la transparence financière et médiatique) donc nous avons voulu aller plus loin, élargir notre projet à d’autres points. Sur l’échiquier politique Europe – Liberté ce place au centre « de tout », nous ne sommes ni de droite, ni de gauche, ni extrémiste, mais nous ne sommes pas non plus centriste comme peut l’être François Bayrou. Nous nous volons indépendant de tout clivage idéologique car cela empêche la politique de progresser, les idéologies qui guide actuellement nos politiques ont toutes plus de 100 ans, et vouloir les adapter a nôtre temps est une perte de temps et un échec assuré.

Nous sommes un mouvement humaniste, écologiste, républicain, européiste, et défendons avec courage et détermination des idées trop peu médiatisées comme l’esperanto, la transparence financière et médiatique, une assemblée constituante pour l’Europe, la diversité culturelle, le référendum d’initiative citoyenne, la reconnaissance du vote blanc… Des idées naturellement hors clivage, donc détaché de toute appartenance idéologique.

Europe – Liberté souhaite aussi être un mouvement actif et réactif à l’actualité et à ce qu’il se passe en France et en Europe, et se positionner sur de nombreux sujet, comme la majorité pénale, les corridas (Europe – Liberté ayant rejoint en Aout 2007 le CRAC (Comité

Radicalement Anti Corrida) et a signé la pétition demandant l’abolition de la corrida.)…

 

Parlons maintenant de vous, exposez-nous votre parcours politique et vos ambitions futures.

Mon parcours est relativement simple et cour vu mon jeune âge, j’ai commencé à m’intéresser à la politique après la présidentielle de 2002, en 2004 j’ai entendu pour la première fois parlé d’esperanto grâce a EDE lors des élections européennes, mais sans finalement y faire trop attention. Puis viens 2007, et j’ai voulu contacter et rencontrer les candidats, de façon « concrète », c'est-à-dire discuté avec eux, débattre… et deux sont sorti du lot, Yves Aubry, que j’ai un peu aidé, et Christian Garino, l’esperanto m’ayant déjà intrigué en 2004. Nous avons très vite sympathisé. Je suis donc devenu des novembres 2006 son porte parole. Distribution de tract, affiches, envoi de lettre aux maires, j’étais lancé. Puis en Février 2007, afin de pouvoir espérer participer à l’élection (Nous n’avions qu’une centaine de parrainages) Christian rejoint l’Union des Candidats Emergents (UCE), regroupant plus de 800 promesses, et qui a désigné Jean-Marc Governatori (France En  Action) comme candidat commun. J’ai été un des membres de l’équipe de communication, malheureusement, nous n’avons pas pu réunir les 500 promesses. Dans la continuité de l’UCE, Christian fut candidat aux législatives.

Pour ma part, j’ai été candidat aux municipales de Cernay la ville (78), d’abord indépendant, soutenu par Europe – Liberté, puis j’ai rejoins une liste, sans étiquette. Mon score (les scores étant dans les communes de moins de 2000 habitants individuel) a été de 28,68 %.

Et me voila aujourd’hui, membre et porte parole de Europe – Démocratie – Esperanto pour les élections européennes.

 

Croyez-vous (personnellement) que l’Europe soit bénéfique à notre pays ?

L’Europe en tant que « Union Européenne » dans sa forme actuel non, absolument pas, cette institution défend l’intérêt d’une minorité contre la majorité (quand même plus de 400 millions de personnes), détruit les identités national sans même en crée une européenne (alors que défendre et préserver les identités culturelles et en crée une européennes est possible…), n’aide pas les peuples européens à communiqué et en plus la BCE est ruinante…

Par contre, une Union qui correspondrai à la fédération des nations européennes (rappelons le sens premier du mot « fédéral » : traité,  accord) qui permettrai d’avoir une entité politique forte capable de faire face a la mondialisation, aux Etats-Unis, à la Chine etc, qui garantirai la liberté et le respect de chaque peuple, culture, nation, tout en crée un vrai lien supranational entre les citoyens européens OUI. Comme beaucoup je suis pour une « autre » Europe. Ceci est bien sur je le reprécise, mon avis personnel.

 

Sur un thème comme l’immigration, auriez-vous des propositions à faire ?

J’aurais bien des idées, des propositions, mais rien de vraiment intéressant. On dit que l’on ne peut plus pays pour eux (les immigrés) mais chaque année le déficit budgétaire est d’environs 60 milliard, la BCE coute 80 milliards par ans a la France, grâce a l’esperanto on en économiserai 6, et j’en passe, de l’argent il y en a, et donc attaqué des gens qui meurt de faim, je trouve cela « limite »…Sans parler de l’argent que l’on dépense pour les renvoyer chez eux… Il y a surement des reformes à faire, mais cela demandera beaucoup de travail en amont et de travail de réflexion.

 

Et pour finir, dernière petite question, que pensez-vous de la politique menée par Nicolas Sarkozy ?

Ce n’est pas grandiose, il y en aurait tellement à dire. Après un peu plus d’un an, rien ne s’arrange, lui qui était doué en communication s’augmente, explique très mal le paquet fiscal et… demande aux français de payer des franchises médicales, alors que leur pouvoir d’achat va mal. Nicolas Sarkozy, son gouvernement et sa majorité ne fond rien de « bien », certes on avance, on fait des reformes, sauf que l’on avance vers un mur en faisant les mauvaises réformes. Un simple exemple, la reforme des institutions, la commission Balladur – Lang avait fait du très bon travail, et avait montré que sur les questions institutionnel la droite et la gauche pouvait être d’accord, malheureusement les députés UMP ont vidé le texte de tout son contenu, pas de dose de proportionnelle, un référendum d’initiative populaire impossible a mettre en place…bref on ne garde que « le président pourra s’adresser au congrès » mais sans débat ni dialogue, quel progrès pour notre démocratie ! Et ceci n’est qu’un exemple, si on devait parler de pouvoir d’achat, de la loi LRU, il y en aurai à dire sur sa politique…

 

Quelque chose à ajouter ?

Non, si ce n’est merci, je vous invite à aller jeter un œil sur nos sites internet.

www.europe-liberte.sup.fr et sur www.e-d-e.org

A bientôt

Jérémy Bizet

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